Qualité de Vie au Travail : Comment l’initier ?

QVT

La Loi REBSAMEN, dont rappelons-le, l’objectif est d’organiser un dialogue social plus stratégique dans l’entreprise, impose depuis le 1er janvier 2016 (Article L 2242-8 du code du travail),  les thèmes ouvrant à négociation obligatoire portant notamment sur :

  • L’articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle pour les salariés ;
  • Les objectifs et les mesures permettant d’atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (pas uniquement en matière d’écarts de rémunération : conditions de travail, mixité des emplois, parcours professionnel, etc.) ;
  • Les mesures permettant de lutter contre toute discrimination en matière de recrutement, d’emploi et d’accès à la formation professionnelle ;
  • Les mesures relatives à l’insertion professionnelle et au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés ;
La notion de Qualité de Vie au Travail (QVT) et ses champs d’investigations initiés par l’ANI du 19 juin 2013, engage les acteurs à en mesurer la perception afin d’engager éventuellement des actions d’améliorations.

Aller à la rencontre des salariés, « la fleur au fusil », conduirait à une incompréhension vis-à-vis des enjeux et attentes personnels et individuels, vouant avant tout cette tentative à un échec évident et durable. Alors comment mettre en œuvre cette démarche ?

La démarche QVT doit être initiée et portée par le ou les dirigeants.

De fait ! Il ne saurait-en être autrement sinon le sujet même ne serait pas abordé !

Mais pour autant, même convaincu du fait qu’un salarié épanoui dans son cadre de travail et à sa tâche est plus productif, le manager ne craint-il pas de faire ressurgir ses appréhensions de bouleversement d’une organisation (si difficilement acquise) où même une atteinte aux relations hiérarchiques ?

Dans leur ouvrage, Liberté & Cie, Isaac Getz et Brian M. Carney proposent pour libérer de ces freins, les 4 temps suivants :

  • Cesser de parler et écouter…
  • Commencer à partager ouvertement et activement sa vision de l’entreprise pour permettre aux salariés de se l’approprier…
  • Arrêter d’essayer de motiver les salariés mais plutôt mettre en place un environnement qui leur permettra de se développer…
  • Rester vigilant ; pour préserver la liberté de son entreprise, le dirigeant doit devenir le garant de sa culture…
Pour pouvoir engager son entreprise dans une véritable réflexion sociétale, le dirigeant doit transmettre ses engagements dans un message audible et crédible.

Communication forte dans un contexte ou la réparation prime sur la prévention, ou les risques psychosociaux viennent enrichir le Document Unique alors que paradoxalement la réflexion et l’engagement partagé sur un plan d’amélioration la QVT en est l’un des moyens de prévention.


Prochaine étape :  Comment piloter cette démarche ? Quels ressources et moyens ? Quels écueils à éviter ?




A propos de l'auteur :
Hughes SCIARD
Directeur Conseil QHSE, Spécialiste Santé et conférencier




 

1 commentaire:

  1. Merci pour l'article,
    Une entreprise ou les employer s'approprient les taches et se sente concerner ne peut être que productive et rentable. Mais rare sont les managers qui voient les chose dans ce sens.

    RépondreSupprimer