Coiffeur : une profession à risque

Suite à plusieurs études conduites notamment en France, les métiers de la coiffure font incontestablement partie des métiers à risque. Comme toutes les entreprises, les gérants et responsables doivent prendre en compte ces risques ...


Les risques affectant les métiers de la coiffure


Force est de constater suite à plusieurs études conduites notamment en France, que les métiers de coiffeuse et d’esthéticienne font incontestablement partie des métiers à risque.

Les maladies professionnelles affectant le secteur de la coiffure sont largement supérieures à celui de l’ensemble de la population salariée tous secteurs confondus. Les plus fréquentes sont des pathologies d’origine allergique, eczéma, asthme ou rhinite, les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les troubles générés par l’exposition au stress.

La mise en œuvre de mesures de prévention, individuelles et collectives, demande la mise en œuvre d’une démarche de concertation et de dialogue d’autant plus difficile que la taille des entreprises nécessite une adaptation permanente aux besoins de la clientèle.

Le secteur de la coiffure se caractérise en effet par une multiplicité de très petites entreprises qui emploient moins d’une dizaine de salariés, en très grande majorité des femmes. Il n’existe pas le plus souvent de représentant du personnel et encore moins de Comité pour la santé et la sécurité au travail.

L’exigence du Document Unique


Les salons de coiffure employeurs, comme toutes les entreprises, doivent depuis 2002, mettre en place un travail de réflexion quant aux risques encourus par le personnel dans le cadre de leur activité professionnelles Les résultats de cette démarche doivent contribuer à la rédaction du Document Unique d’Evaluation des Risques (DUER).

Les chefs d’entreprise sont confrontés à cette exigence, quelle que soit la taille de leur salon à partir du moment où ils emploient un ou plusieurs salariés (apprenti, contrat de qualification, CDD, CDI…). Cette évaluation doit respecter une méthodologie et un formalisme précis incluant la réalisation d’un inventaire des risques identifiés, l’obligation d’une cotation de ces risques (fréquence et gravité des risques identifiés) afin d’identifier les priorités d’actions de prévention à mettre en place.

La mise à jour de ce document doit être effectuée tous les ans à minima ainsi que lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de sécurité ou d’hygiène.

Il doit également tenir compte de toute nouvelle information ayant une incidence sur la prévention : nouvelles connaissances scientifiques, survenance d’un accident du travail, nouvelles règles de sécurité. Rappelons que toute absence ou défaut de mise à jour de ce document expose les salons à des sanctions pénales de nature contraventionnelle allant de 1 500 € à 3 000 €.

En savoir plus :


Crédit Photo : Photo © imageegami - Fotolia.com

A propos de l'auteur :
Hughes SCIARD
Directeur Conseil, Qualité, Réglementaire et Environnement

Biologiste - Ancien praticien hospitalier



pub_blog_qhse



1 commentaire:

  1. Un Intervenant en Prévention des Risques Professionnels est en mesure de coordonner la santé au travail entre le médecin du travail, le chef d'entreprise et les travailleurs salariés.

    La prévention des risques, la mise en place du DU-EvRP, mais aussi l'hygiène et la sécurité des services pour les consommateurs sont aujourd'hui des valeurs essentielles pour exister et rester compétitif.

    L'amélioration des conditions de travail a un impact positif sur la Qualité de service.

    RépondreSupprimer