Un risque majeur pour la confiance dans la Démarche Qualité


Prison ferme pour deux chirurgiens de la Clinique du sport.
"La stérilisation des équipements, la réutilisation d'instruments
à usage unique, les cadences d'opération qui n'auraient, selon l'accusation, pas permis de travailler dans des conditions d'hygiène satisfaisantes et la qualification du personnel paramédical ont été mises en cause.
http://www.latribune.fr/depeches/reuters/prison-ferme-pour-deux-chirurgiens-de-la-clinique-du-sport.html

L'actualité et les décisions des tribunaux, même si elles demandent une approche prudente et parcimonieuse, remettent au centre des problématiques la responsabilité pénale des directeurs et professionnels de santé.
Il est probable que cette actualité fasse jurisprudence dans un contexte ou l'évaluation des pratiques professionnelles (EPP), la maîtrise du risque infectieux et des infections nosocomiales font partie des axes prioritaires de l'auto-évaluation en vue de la certification par l'HAS des établissements de santé.
Sans préjuger des suites données, la traçabilité, le respect des bonnes pratiques, la gestion des risques et le rôles des instances de vigilances sont les signes que nos usagers sont en droit d'attendre de nos structures.

Ce qui interroge le plus dans ce douloureux constat, c'est l'enchaînement des défaillances du système de contrôle à tous les niveaux de management du processus de stérilisation et du bloc opératoire. Outre les négligences ou actes délibérés dont il reste à prouver la réalité, c'est l'ensemble du système qualité de la clinique qui est ébranlé. Les procédures écrites, les protocoles appliqués auraient dû faire l'objet d'évaluations et les différentes commissions et comités de vigilances alertés par les dysfonctionnements relevés. Si, après expertise, l'organisation des risques et des vigilances de l'établissement se révélait fonctionnelle et à la hauteur des règles de bonnes pratiques, la notion d'actes délibérés mettrait en péril la crédibilité de toute démarche qualité au sein des structures.
Se poserait alors la question de l'indépendance et de la liberté d'alerte de tout professionnel et donc et avant tout de tout citoyen.

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